L'INVENTAIRE

Patrimoine culturel

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TISSUS DES ÉGLISES DE NÎMES

Savez-vous que Nîmes était la troisième ville soyeuse de France en 1789, après Lyon et Tours ? C'est la quête des vestiges de ces riches productions très malmenées par les épisodes révolutionnaires qui a justifié le démarrage de l'enquête sur la paramentique nimoise. Certes, de belles découvertes attendaient le chercheur mais le 19e siècle en recelait d'autres. Une vie religieuse extrêmement active, aidée par le rétablissement du siège épiscopal en 1821, accompagnée de la construction de plusieurs grandes églises dans le courant du 19e siècle (Saint-Paul, Sainte-Perpétue et Saint-Baudile) eut pour conséquence une vaste politique d'achat de textiles au service des offices. Les archives sont riches, notamment en ce qui concerne le vestiaire de la cathédrale, très doté par le Ministère des cultes dans les premières décennies du 19e siècle. Elles ont permis comme il arrive rarement de dater plusieurs ornements. Au même moment que paraissait Nîmes en soie, églises en joie fin 2012, sortait la publication sur le vestiaire de la cathédrale de Bourges, où Philippe Bardelot réussit à dater également plusieurs pièces.